Bruit blanc, bruit rose, bruit brun : lequel pour dormir ?
Les trois portent des noms de couleurs et se ressemblent sur le papier. À l'oreille, ce sont trois sensations très différentes — et elles ne servent pas au même usage nocturne.
Bruit blanc
énergie égale sur toutes les fréquencesC'est le plus sifflant des trois : un souffle continu proche du bruit d'une radio non réglée. Comme il contient autant d'énergie dans les aigus que dans les graves, il couvre efficacement les sons qui portent loin — les voix, un téléviseur derrière un mur, un chien.
À privilégier contre les voisins et les bruits de rue.
Bruit rose
−3 dB par octaveL'énergie décroît régulièrement vers les aigus, ce qui donne un son plus plein et moins agressif que le bruit blanc — proche d'une pluie régulière ou du vent dans un feuillage dense. C'est le plus polyvalent, et le plus supportable sur plusieurs heures.
Le bon premier essai si vous ne savez pas quoi choisir.
Bruit brun
−6 dB par octavePresque toute l'énergie est dans les basses fréquences : un grondement sourd, comparable à une cascade lointaine ou à la soufflerie d'un avion en croisière. Aucun sifflement, donc aucune fatigue auditive, mais un masquage moins efficace des sons aigus.
Le plus reposant pour écouter longtemps, au calme.
Comment choisir en une nuit
Si les bruits qui vous réveillent sont aigus — des voix, une télévision, un aboiement, un plancher qui craque — le bruit blanc les couvre le mieux, parce qu'il a autant d'énergie que ces sons dans les hautes fréquences. Si c'est le silence lui-même qui vous laisse tourner en boucle, le bruit brun est plus doux à écouter longtemps : il ressemble à une soufflerie lointaine, sans le sifflement du bruit blanc. Le bruit rose est l'intermédiaire raisonnable, celui vers lequel on revient quand les deux autres fatiguent.
Un test simple : mettez le son à un volume juste au-dessus du bruit que vous voulez masquer, pas plus. Si vous devez monter fort pour l'entendre par-dessus vos pensées, le problème n'est pas le son mais le volume — un bruit continu à faible niveau fonctionne mieux qu'un bruit fort qui devient lui-même la nuisance.
Les superposer à un son naturel
Un bruit continu seul peut sembler mécanique. Beaucoup de dormeurs le posent en fond, à volume faible, sous un son plus texturé : de la pluie fine, du vent dans les arbres, un feu de bois. Le bruit continu masque le bruit extérieur, et le son naturel donne quelque chose à écouter. Dans Sleep.fm, ce mélange se fait en deux taps, et le résultat s'enregistre pour être relancé le soir suivant.
Faut-il couper le son pendant la nuit ?
Rien n'oblige à laisser jouer huit heures. La plupart des gens s'endorment dans les vingt premières minutes ; un minuteur de 30 minutes à 1 heure suffit, et un fondu de sortie évite le silence brutal qui réveille. Si vous vous réveillez souvent la nuit, la lecture continue à faible volume a du sens — c'est le seul cas où « sans fin » est le bon réglage.
Les trois bruits sont dans Sleep.fm
Bruit blanc, rose et brun, avec dix-sept autres sons d'ambiance à superposer. iPhone et Android, pas de compte, pas d'abonnement — le bruit blanc est dans les quatre sons gratuits.
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