Sleep.fmL'application

Dormir en train, en avion, à l'hôtel

Ce n'est presque jamais le bruit qui empêche de dormir en voyage : c'est le fait qu'il soit inconnu. Un son familier emporté avec soi remet un repère là où il n'y en a plus.

Le problème n'est pas le volume

Une cabine d'avion tourne autour de 75 décibels — plus qu'une rue passante — et beaucoup de gens y dorment très bien. Une chambre d'hôtel silencieuse en tient beaucoup d'autres éveillés. Le niveau sonore n'explique donc pas grand-chose.

Ce qui réveille, c'est l'imprévu : un couloir, une porte magnétique, une annonce, un voisin de siège. Dans un lieu qu'on ne connaît pas, le cerveau n'a pas encore appris quels bruits ignorer, donc il les évalue tous.

Un son continu qu'on a déjà entendu cent fois chez soi fait deux choses à la fois : il masque les événements et il signale un endroit connu. C'est la seule raison sérieuse d'emporter ses propres sons plutôt que de compter sur ceux du lieu.

En avion

cabine d'avion, bruit brun

La cabine produit déjà un grondement large. Y superposer un son du même genre, à peine plus fort, absorbe les annonces et les chariots sans ajouter une deuxième source qui se remarque.

Casque supra-auriculaire plutôt qu'intra, sur un vol long.

En train de nuit

train de nuit, pluie fine

Le rythme du rail est régulier mais interrompu — aiguillages, arrêts, portes. Une pluie fine par-dessus remplit les silences entre les gares, qui sont le moment où l'on se réveille.

Sans fin, puisque la nuit entière est le trajet.

À l'hôtel

climatiseur, ventilateur

La chambre d'hôtel est le cas du silence trop neuf : couloir, ascenseur, voisin qui rentre. Un bruit mécanique doux imite ce que la pièce aurait dû avoir, et couvre le couloir.

Le téléphone entre le lit et la porte, pas sur la table de nuit.

Dans un fauteuil, en journée

rumeur de café

Pour une sieste courte dans un lieu public — salle d'attente, bureau, salon d'aéroport — une rumeur de fond fonctionne mieux qu'un souffle : elle rend les voix autour indistinctes au lieu de les remplacer.

Avec un minuteur de vingt minutes.

Hors ligne, ou inutile

Un mode avion, un tunnel, un sous-sol d'hôtel, un forfait à l'étranger qu'on ne veut pas entamer : les endroits où l'on a le plus besoin d'un son sont exactement ceux où le réseau manque.

C'est pour ça que les vingt boucles de Sleep.fm sont installées avec l'application et lues en local. Aucune n'est téléchargée à la demande, aucune ne s'interrompt parce que la connexion tombe — et rien ne quitte le téléphone.

Le corollaire pratique : préparez le mélange avant de partir. Un mix enregistré se relance d'un tap, y compris à trente mille pieds.

Trois mélanges de voyage

Vol long-courrier

par-dessus la cabine, au casque
Bruit brun
Cabine d'avion

Train de nuit

pour les arrêts en gare
Train de nuit
Pluie fine

Chambre inconnue

contre le couloir et l'ascenseur
Climatiseur
Vent dans les arbres

Tout est déjà sur le téléphone

Les vingt boucles s'installent avec l'application : mode avion, tunnel, sous-sol, elles jouent. Quatre sons sont gratuits, sans compte à créer.

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